Thérapie pour les vétérans

Psychothérapie pour les vétérans, les militaires en service et les membres et ex-membres de la GRC qui vivent au Québec ou en Ontario, en français ou en anglais, offerte en ligne.

Lorsque vos séances sont approuvées dans le cadre d’un programme fédéral que nous sommes autorisés à facturer, elles sont facturées directement : vous n’avancez pas les frais et vous n’avez pas de réclamation à soumettre vous-même.

Un homme dans la cinquantaine sur son canapé, portable ouvert pour un rendez-vous

Révisé par l’équipe clinique des Cliniques Belleisle. Dernière mise à jour : 29 octobre 2026.

À qui s’adresse cette page

  • Aux vétérans des Forces armées canadiennes, que votre libération soit récente ou qu’elle date de plusieurs décennies.
  • Aux militaires en service et aux réservistes, pour une démarche que vous organisez vous-même plutôt que par votre unité.
  • Aux membres et aux anciens membres de la GRC.
  • Aux proches, lorsque leur propre couverture le permet.

Il n’est pas nécessaire d’avoir un diagnostic pour transmettre une demande. Si vous ne savez pas si vos séances sont couvertes, mentionnez-le dans votre demande.

Ce que les gens viennent travailler

Une carrière militaire ou policière laisse ses propres marques, et les motifs de consultation varient beaucoup.

Après un événement, ou après des années d’événements

Certaines personnes consultent à cause d’un événement précis, qu’elles peuvent nommer. D’autres consultent sans qu’il se soit rien passé en particulier : vingt ans d’exposition se sont additionnés tranquillement, les appels, les déploiements, les accidents, les interventions, ceux qui sont restés en mémoire.

Le sommeil, la vigilance et le corps

Un sommeil qui ne se replace pas. Des réveils à la même heure, chaque nuit. Repérer les sorties d’un restaurant sans avoir décidé de le faire. Une irritabilité qui retombe sur les personnes qui en sont le moins responsables.

La libération, la retraite et ce qui suit

Une libération retire d’un seul coup une structure, un grade, un métier et une communauté. Certaines personnes décrivent cette perte de sens comme plus lourde que tout ce qu’elles ont vu en service. L’emploi civil qui suit peut sembler petit, ou peu sérieux, d’une façon difficile à expliquer à quelqu’un qui n’y était pas.

La blessure morale

Porter quelque chose que vous avez fait, vu ou n’avez pas pu empêcher, et qui ne se range pas dans les catégories habituelles de la peur et du danger. C’est souvent le plus difficile à aborder.

Le couple et la famille

Les déploiements, les affectations et les absences façonnent une maisonnée. Le retour aussi, quand on revient différent de la personne qui est partie. Les conjoints et les enfants en portent une part, souvent avec moins de soutien que le membre lui-même.

La douleur, les blessures et les substances

De la douleur chronique, une blessure qui a redéfini le quotidien, une médication qui change la façon de se sentir, de l’alcool ou des substances qui ont d’abord servi à dormir ou à arrêter de penser.

Comment fonctionnent les honoraires, en termes simples

Certaines personnes arrivent avec une autorisation d’un programme fédéral qui détermine un nombre de séances couvertes et la période qu’elles couvrent. Lorsque cela s’applique et que nous sommes autorisés à facturer ce programme, ces séances sont facturées directement, de sorte que vous n’avancez pas les frais et que vous n’avez rien à soumettre vous-même.

Ce qui est couvert, et pour combien de séances, est déterminé par le programme qui administre vos prestations. Une clinique ne prend pas cette décision, et aucune page web ne peut la prendre à sa place. Si vous ne savez pas où vous en êtes, mentionnez-le dans votre demande et apportez les documents que vous avez.

Si vous n’êtes pas couvert, ou si votre autorisation est épuisée, la démarche peut se poursuivre au privé, à vos frais ou à ceux de votre assurance. Les honoraires vous sont confirmés avant ce moment-là.

Si aucune prestation n’a jamais été ouverte à votre nom, la première démarche se fait auprès du programme plutôt qu’auprès de nous.

Avec qui vous travaillerez

Les professionnels du réseau Belleisle sont autonomes et réglementés : chacun appartient à l’ordre professionnel ou à l’organisme de réglementation de la province où il exerce et travaille dans les limites de ses compétences.

En Ontario, plusieurs professions réglementées peuvent offrir la psychothérapie dans les limites de leur champ d’exercice et de leurs compétences. Chez Belleisle, vous pourriez notamment travailler avec un psychothérapeute autorisé (CRPO) ou un psychologue inscrit (CPBAO), selon les disponibilités.

Au Québec, l’exercice de la psychothérapie est réservé : les psychologues, les médecins et les thérapeutes conjugaux et familiaux peuvent l’exercer sans permis supplémentaire; d’autres professionnels peuvent l’exercer s’ils détiennent le permis requis. Ce permis de psychothérapeute est délivré par l’Ordre des psychologues du Québec.

Un titre, à lui seul, ne dit pas qui vous conviendra. L’expérience auprès des milieux militaires et policiers compte ici, et tous les professionnels n’en ont pas. Mentionnez ce contexte dans votre demande, afin qu’elle soit orientée en conséquence.

Pour en savoir davantage sur les titres professionnels, consultez notre page sur la psychothérapie.

À quoi ressemble la démarche

La première rencontre sert principalement à comprendre ce qui vous amène, ce que vous avez déjà essayé et ce que vous voudriez voir changer. Elle permet aussi de déterminer si ce professionnel et ce format conviennent à votre situation.

Par la suite, le travail dépend du motif de consultation et des approches dans lesquelles votre professionnel est formé. Certaines personnes veulent régler une seule chose et s’arrêter. D’autres poursuivent plus longtemps. Les deux sont normaux, et le rythme se décide avec vous plutôt que pour vous.

La durée du suivi varie selon la nature et l’ancienneté des difficultés, leurs répercussions et vos objectifs. Après quelques rencontres initiales, le professionnel est souvent en mesure de proposer une première estimation et une direction de travail, qui peuvent être ajustées au fil de la démarche.

Ce qu’on ne vous demande pas

On ne vous demande pas de raconter un événement en détail dès la première rencontre. On ne vous demande pas de justifier la prestation dont vous bénéficiez. Et on ne vous demande pas d’adopter une approche en particulier parce que ce serait celle que la clinique privilégie.

Les séances à distance, où que vous soyez

Les séances se déroulent par vidéo. Les affectations déplacent les gens. Une blessure peut rendre les déplacements difficiles. Dans une petite municipalité, il n’y a parfois personne ayant la formation voulue à proximité.

Le format virtuel peut réduire les déplacements et certaines contraintes d’horaire. Il exige toutefois un endroit suffisamment privé pour parler librement et ne convient pas à toutes les situations.

Pour les services à distance, les exigences d’autorisation peuvent varier selon les juridictions concernées et selon l’endroit où se trouvent le client et le professionnel au moment de la séance. Le professionnel doit s’assurer qu’il respecte les règles applicables à sa situation. Si vous êtes affecté ou installé ailleurs qu’au Québec ou en Ontario, signalez-le dans votre demande : la possibilité de vous offrir un service dépend des provinces où le professionnel est autorisé à exercer.

Vous pouvez également consulter nos pages sur la psychothérapie à Gatineau et la psychothérapie en ligne à Ottawa.

Confidentialité

Ce que vous dites en séance est protégé par les obligations professionnelles de votre clinicien et par les lois applicables en matière de renseignements personnels, avec les limites que la loi prévoit.

Le dossier clinique demeure chez votre professionnel. La facturation transmet ce qu’une réclamation exige, ce qui n’est pas le contenu de vos séances. Votre professionnel vous expliquera les limites de la confidentialité au début du suivi, et vous pouvez poser vos questions avant de prendre rendez-vous.

Questions fréquentes

Faut-il une référence médicale ?

Non. Vous pouvez transmettre une demande directement. Ce qu’il faut, pour que les séances soient facturées plutôt que payées par vous, c’est une autorisation qui les couvre, délivrée par le programme qui administre vos prestations.

Et si mes séances approuvées sont épuisées ?

La démarche peut se poursuivre au privé. Les honoraires sont confirmés avec vous avant que cela se produise. Plusieurs régimes d’assurance collective couvrent la psychothérapie, mais la couverture varie selon le contrat et le titre professionnel du prestataire.

Peut-on me recevoir en français ?

Oui, selon les disponibilités. Indiquez votre langue de préférence dans votre demande.

S’agit-il d’un traitement du trauma ?

Cela peut en faire partie, sans s’y limiter. Les professionnels utilisent les approches dans lesquelles ils sont formés, et le travail part de ce qui vous amène plutôt que d’une idée préconçue de ce dont un vétéran aurait besoin.

Mon conjoint ou mes enfants peuvent-ils consulter ?

Le travail de couple et de famille est offert. Que le programme le couvre ou non dépend de la prestation en cause, ce qu’il vaut la peine de vérifier avant de commencer.

Je suis encore en service. Est-ce que cela me concerne ?

Oui. Des militaires en service organisent eux-mêmes une démarche de psychothérapie privée, pour des raisons qui leur appartiennent. Voyez aussi notre page sur la psychothérapie pour les militaires et le personnel de la Défense.

J’ai déjà essayé la thérapie et cela n’a pas aidé. Et maintenant ?

C’est fréquent, et cela vaut la peine d’être dit dès la première rencontre. Un autre professionnel, une autre approche ou un autre moment peuvent donner un résultat différent, et personne ne vous demandera de refaire ce qui n’a pas fonctionné.

En cas de crise

Belleisle ne remplace pas les services de crise ou d’urgence.

Si vous pensez au suicide ou traversez une crise, vous pouvez appeler ou texter le 9-8-8 partout au Canada. En cas de danger immédiat, composez le 911.

Au Québec, vous pouvez également joindre le 1-866-APPELLE (1-866-277-3553) ou composer le 811, option 2, pour Info-Social.

Commencer une démarche

Indiquez brièvement ce qui vous amène à consulter, si vous détenez une autorisation qui couvre vos séances, votre province et votre langue de préférence.

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Le contenu de cette page est fourni à titre informatif. Il ne constitue pas un avis professionnel personnalisé, ne crée pas de relation thérapeutique et ne remplace pas une consultation auprès d’un professionnel de la santé qualifié.

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